Un peu d’anatomie
La tête humérale est l’extrémité supérieure de l’humérus composée d’une partie cartilagineuse qui s’articule avec l’omoplate et d’une autre partie, appelée tubérosités, sur lesquelles s’attachent des tendons très importants pour faire fonctionner l’épaule : la coiffe des rotateurs. La glène, c’est ainsi qu’on appelle la surface articulaire de l’omoplate, s’articule avec la partie cartilagineuse de la tête humérale constituant ainsi l’articulation gléno-humérale.
La prothèse d’épaule totale va remplacer les deux surfaces articulaires de cette articulation glénohumérale : la glène et la surface cartilagineuse de la tête humérale.
Quel type de prothèse d’épaule ?
Il existe deux sortes très différentes de prothèse totale d’épaule : la prothèse anatomique totale d’une part, et la prothèse totale d’épaule inversée d’autre part.
La prothèse d’épaule anatomique totale est une prothèse qui reproduit l’anatomie de l’épaule : ainsi, du côté de l’humérus, il y a une partie de sphère équivalente à la tête humérale que l’on remplace, et du côté de l’omoplate, il y a une petite cupule équivalente à la surface de la glène. Innovation française qui date de près de 30 ans, la prothèse d’épaule inversée totale, comme son nom l’indique, inverse les surfaces articulaires : la partie de sphère sera fixée sur l’omoplate et la cupule sera fixée sur l’humérus. Le choix d’implanter une prothèse d’épaule anatomique ou une prothèse d’épaule inversée dépend essentiellement de l’état des tendons qui s’attachent sur la tête de l’humérus, c’est-à-dire de la coiffe des rotateurs. Si les tendons de la coiffe des rotateurs sont abîmés, une prothèse d’épaule anatomique ne pourra pas fonctionner correctement. A noter qu’il existe cependant d’autres situations où la pose de prothèse d’épaule inversée totale est préférable
à une pose de prothèse d’épaule anatomique totale, en tenant compte notamment de l’usure de la glène ou du défaut de centrage de la tête de l’humérus en face de la glène.